La convention vote la mort de Louis XVI

Publié le par muriel

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Le 26 décembre 1792, à la fin de son procès, Louis XVI déclare pour sa défense : "Ma conccience ne me reproche rien, et mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité. Je n'ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement, mais mon coeur est déchiré de trouver, dans l'acte d'accusation, l'impression d'avoir voulu répandre le sans du peuple."

La proposition de la condamnation à moit est soumise aux députés de la Convention nationale, qui se réunissent, débattent et votent les 16 et 17 janvier 1793. Pierre Victurien Verrgniaud, l'un des chefs des Girondins, préside la séance. Il pose aux députés les trois questions auxquelles ils doivent répondre en leur âme et conscience : Louis Capet est-il coupable ? Le jugement, quelqu'il soit, sera-t-il  renvoyé à la sanction du peuple ? Quelle sera la peine infligée ? Girondins et Montagnards votent la culpabilité par 707 voix pour 718 votants. Vergniaud annonce ce premier verdict : "Au nom du  peuple Français, la Convention nationale déclare Louis Capet coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d'attentat contre la sureté générale de l'Etat".

Il faut alors se prononcer sur le sort réservé à Louis XVI. Robespierre : "Je vote pour la mort"; Danton : "On ne compose pas avec les tyrans"; Sieyès : "La mort sans phrase", Marat : "La mort dans les vingt quatre heures"; Philippe Egalité, propre cousin du roi : "Uniquement préoccupé de son devoir, convaincu que tous ceux qui ont attenté à la souveraineté du peuple méritent la mort, je vote pour la mort !"

Vergniaus proclame le résultat du vote : "Citoyens, vous allez exercer un grand acte de justice. J'espère que l'humanité vous engagera à garder le plus profond silence. Quand la justice a parlé, l'humanité doit avoir son tour.

La majorité absolue est de trois cent soixante et une voix, à raison des députés absents ou qui se sont récusés. Trois cent soixante six ont voté pour la mort. Je déclare donc, au nom de la Convention nationale, que la peine qu'elle prononce contre Louis Capet est la mort".

On constate que la morte de Louis XVI est loin d'avoir été réclamée à l'unanimité.

Le 21 janvier 1793, quelques minutes avant d'être guillotiné, le roi déchu tente de s'adresser à la foule. Sur un signe du général de la garde nationale, on fait longtuement rouler les tambours pour l'empêcher de parler. Quelques témoins parviennent à entendre : "Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu pour que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France."

Malherbes écrit dans son Journal : "Plusieurs voix se firent entendre en même tempspour encourager les bourreaux : ils parurent s'animer eux-mêmes, et, saisissant avec effort le plus vertueux des rois, ils le traînèrent sous la hache qui d'un seul coup fit tomber sa tête."

Son corps est transporté au cimetière de la Madeleine, où les bourreaux le couvrent de  chaux vive pour qu'il n'en reste aucune trace. Cependant les recherches faîtes en 1814 en découvrent une partie, qui est transférée à la basilique Saint-Denis.

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Colombe777 15/01/2010 13:40


bonne journée ma douce Muriel


danylle 14/01/2010 18:53


un petit coucou en passant pour te souhaiter bon courage, nous pensons à toi, bisous


robic 14/01/2010 16:20


Etant donné que je suis farouchement contre la peine de mort,(elle est proclamée à chaque naissance!)j'aurai vôté non...Je suis heureux de voir que tout va bien! Qui ait? La menace de mes suçons à
la plante de tes pieds on fait que tes gambettes se sont révoltées et que du coup, tu vas nous danser une carmaniole comme du temps de Louis XVI! Je surveille le blog de Marmotine. J'espère avoir
de bonnes nouvelles. Bises.


Jonathan 14/01/2010 11:34


Valait mieux être valet que roi à cette époque là, le risque était un peu moindre !
Bon courage chère Muriel, j'espère que tout se passe bien.
Gros bisous