La fessée à l'amazone

Publié le par muriel



Anne Thewargne, dite Théroigne de Méricourt, née à Liège, se distingue lors de la prise de la Bastille et lorsde la marche des femmes allant chercher à Versaille le "boulanger, la boulangère et le petit mitron". Elle est alors en tête du cortège, vêtue en amazone, ce qui lui donne le surnom d'"amazone superbe de la Révolution". Amie de Siyes, mais farouchement opposée à Robespierre, elle tente vainement d'organiser des bataillons féminins : "Armons-nous, nous en avons le droit par la nature et par la loi !" Elle lance aussi : "Les femmes ont les mêmes droits naturels que les hommes et il est souveainement injuste que nous n'ayons pas les mêmes droits en société".

Son féminisme déplaît aux fameuses  tricoteuses, ces femmes en mal de sang qui, du matin au soir, asistent aux exécutions publiques en tricotant.

Le 13 mai, alors qu'Anne sort de la Convention pour se rendre aux Tuileries, un groupe d'entre elles, armées de battoirs, dit-on, la prennent à partie sur la terrasse des Feuillants. Elles la maitrisent, lui relèvent ses jupes par dessus la tête et font tomber sur ses femmes nues une interminable volée de coups de battoir.

Cette monumentale fessée lui fait perdre la raison. Elle sera internée par son frère à la Maison de Folles du faubourg Saint-Marceau, du 20 septembre 1794 jusqu'à sa mort, 23 ans plus tard.

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Jonathan 15/01/2010 11:27


Comme quoi les femmes sont pires que les hommes en matière de fessée !!! hi hi