Bible et lithurgie

Publié le par muriel


Le sacrifice du Christ
Le Christ supprime l'ancien culte pour établir le nouveau (He 10, 9)


Nous parlons traditionnellement du "saint sacrifice de la messe", et, au cours de la liturgie comme dans plusieurs prières eucharistiques, le met "sacrifice" est appliqué à l'offrande que Jésus a faite de sa vie pour sauver les hommes. Par exemple : "Nous t'offrons ce sacrifice de louange",  "le sacrçfice pur et saint, le sacrifice parfait" (REI, "Et maintenant, nous te supplions, Seigneur, par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi ..." (PE III), "Nous t'offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve la monde" (PE
IV).

Toutes ces formulations nous sont familières, mais elles se heurtent à une question capitale.

Dès l'Ancien Testament, le peuple juif a su que Dieu refuse absolument tout sacrifice humain. Le récit d'Isaac (Gn 22) est là, d'ailleurs pour le rappeler à ceux qui auraient tendance à l'oublier. Et Jérémie insistait sur ce refus à son tour. Cela, ne l'aurai jamais demandé, dit Dieu, et je n'ai jamais eu l'idée de faire commettre une telle horreur (Jr 32, 35), à quoi l'auteur de la lettre aux Hébreux (He 10) répond : c'est la vie toute entière de Jésus qui est un "sacrifice" au sens d'acte sacrén, d'offrande à Dieu. En entrant dans le monde, le Christ dit : Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice, (...) alors j'ai dit : "Voici, je viens" (Ps 39, 7-9).


Marie-Noëlle Thabut
Laîque et mère de famille. est biliothécaire au diocèse de Versailles.  Avec un grand sens pédagogique, elle fait partager sa passion pour la Bible à travers des formations, des conférences et des voyages. Elle collabore régulièrement  à Panorama, à Radio Notre-Dame et à MAGNIFICAT.)

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