"Un tonton flingeur..." : le scandale de Panama

Publié le par muriel

lesseps_ferdinand_de.jpgMon Oncle Ferdinand de Lesseps

Le succès rencontré par la construction du canal de Suez en 1869 permait à Ferdinand de Lesseps, 10 ans plus tard, de voir retenu son projet de percer l'itshme de Panama sur 75 kilomètres
. Afin de trouver 600 millions de francs nécessaires à l'entreprise, il créé sa propre compagnie, la compagnie universelle du canal interocéanique de Panama. (Je ne sais si en même temps, après s'être remarié, il a dix enfants qu'il n'avait pas eu de son premier mariage). En cours de travaux, la compagnie dépense plus que de prévu, à savoir plus d'un milliard et demi de francs, alors qu'il faut encore récolter 600 millions pour poursuivre les opérations de percement.

Nous sommes en 1887, Lesseps fait appel aux souscriptions publiques et peut ainsi réunir de nouveaux fonds. Mais loin de les invesir dans les travaux, il s'emploie à obtenir l'autorisation d'émettre un emprunt à lots, ce qui nécéssite une loi donc un vote à l'Assmblée. Par l'ntermédiaie de deux financiers juifs, Jacques de Reinach et Cornélius Herz, il se lance alors dans ne corruption méthodique d'un grand nombre de parlementaires ainsi que de journalistes, et l'autorisation d'émettre un emprunt à lots est officielle en 1888. Celà n'empêche pas la compagnie d'être mis en liquidation judicaire le 4 février 1889 entraînant la ruine de milliers de souscripteurs. C'est à cette époque que Jacques de Reinach est retrouvé mort. Le scandale éclate alors, par la voie d'un joural antisémite, la Libre Parole, qui, le 6 septembre 1892, dénonce le rôle du financier juif dans une vaste affaire de corrupion, ce qui, à la veille de l'affaire Deyfus, relance plus que jamais l'antisémitisme en France.

Le rédacteur Edouard Drumont explique la nature de cette corruption, à la suite de quoi s'ouvre un procès, en janvier 1893, devant la première chambre de la Cour d'Appel. Il révèle le nom de ceux qui ont été achetés. Parmi eux, l'ingénieur Gustave Eiffel, je journaliste Emile de Girardin, le ministre des Travaux Publics Charles Baïheut, et Georges Clémenceau, dont la réputation restera longtemps entachée. Les conséquences politiques du scandale de Panama sont d'autant plus considérables que les journalistes impliqués ont utilisé leurs pots de vin dans un but de propabande anti-boulangiste.

Le 20 mars 1893, le Tribunal rend sa sentence. Le seul accusé à avoir reconnu les faits, Charles Baihaut, est condamné à cinq ans de prison. Une prescription sauve Gustave Eiffel et Ferdinand de Lesseps de la même peine. Les autres, dont Clémenceau, sont acquités faute de preuves.

Lesseps meurt l'année suivante. En 1902, les Etats Unis rachètent la concession de sa compagnie et achèvent le canal de Panama.

Commenter cet article

mamie-lucette 05/02/2010 11:55


Bonjour Muriel, ainsi ton ton était Ferdinand de Lesseps, dommage qu'il n'ai pu achever son oeuvre qui a été reprise par les américains. Ce canal est d'un grand service pour la marine;
Je te fais de gros bisous


Jonathan 05/02/2010 11:28


Il ne faut pas en vouloir à "ton tonton" !
Tous les grands travaux débordent allègrement par rapport aux sommes envisagées lors de l'étude ! Même avec nos ordinateurs on ne fait pas mieux aujourd'hui !
Pauvre tonton, il voulait réussir à tout prix !
Que Dieu te bénisse chère Muriel et qu'il te remplisse de sa force.
Grosses bises mon amie !