Une victime inattendue de la bête de Gévaudan.

Publié le par muriel

La bête est aperçue pour la première fois en juin (1764) à langogne, dans le Gévaudan (actuel département de la Lozère). Elle fait une victime le 30, à laquelle succèdent plus de 100 autres, principalement des femmes, ce qui fait écrire au journaliste Elie Frénon : "L'inclination de cet animal est pour les femmes, ses rugisssements sont comparés au bruit de l'âne quand il commence à braire, et il dégage une odeur très infecte. Ses yeux brillent dans l'obscurité, et l'on prétend qu'il voit mieux la nuit que le jour. Son cri ressemble aux sanglots d'un homme qui vomirait avec effort. Il se défend du lion, et ne craint point la panthère." (C'est peut-être un ancêtre de Landru...)

Cette description de la bête de Gévaudan a un retentissement plutôt imprévu à la cour de Louis XV. On prétend en effet que Fréron a voulu décrire Mlle Clairon, de la Comédie Française, si respectée et tant adminrée, du roi en particulier. La tragédienne demande du reste au souverain d'envoyer l'insolent au For-l'Evêque. Fréron se défend auprès du duc de Richelieu : "Je ne saurais trop vous protester, monseigneur, que je n'ai jamais eu l'intention de peindre cette actrice célèbre. Il n'y a que ses ennemis ou  les miens qui auraient pu lui appliquer un portrait général et prêter à ma  plume une malignité dont elle n'est point coupable en cette occasion. Je prends avec confiance la lierté de réclamer votre justice et votre bonté, pour fair cesser l'inquiétude affreuse que l'ordre du roi ajoute à mes maux."

Prétextant la goutte du journaliste, Louis XV diffère son emprissonement, cependant que l'on s'empare de cette affaire. Plusieurs traités répandus secrètement dénoncent l'injustice faite à Fréron, rappelant que Mlle Clairon "quoique parfaitement ressemblante au portrait" n'est en aucun cas nommée.

La reine Marie Leszcynka s'en mêle, mais pour prendre fait et cause pour Fréron, auquel le roi pardonne. Mlle Clairon en fait un véritable scandale, menace de quitter la Comédie Française, (sans tambour, ni trompette) menace qu'elle mettra jamais à exécution. Pour calmer les esprits, Fréron fait une autre description de la bête de Guévaudan : "Quant à sa figure, les gens d'un état supérieur à celui de simples pâtres ou laboureurs, qui  l'ont vu d'assez près s'acordent tous à en faire la description suivante : elle ressemble assez, pour la conformation, à un petit veau ou à un loup de la grosse espèce. Ses jambes sont courtes, ou du moins le pariassent. L'extrêmité de ses pattes ou griffes est d'une grosseur énorme; sa gueule est affroyablement grande, et son poitrail fort large ; son poil, noir sur le dos, est parfois fort long et excessivement fourni ; il forme, dit-on, une espèce de cuirasse qui l'a sauvée jusqu'ici des coups de feu qu'elle a essuyés cinq ou six fois, dont deux ou trois à bout portant. (mauvaise qualité ses cartouches)

Le 21 juin 1765, soit un an plus tard, la bête du Gévaudan, mille fois traquée, finit par périr sous les coups de l'arquebusier du roi Antoine de Bauterne dans le bois de Chazes, au sud de Langeac, après avoir provoqué ou alimenté, dans tout le royaume, les superstitions les plus noires et les légendes les plus apocalyptiques. Il s'agit d'un loup de deux mètres de long. (belle bête).

A l'époque où il est abbatu, Mlle Clairon purge alors une peine d'emprisonnement au For-l'Evêque pour avoir refusé de jouer Le Siège de Calais  (A voir avec les Bourgeois de Calais....)

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guinyv 04/01/2010 22:55


Sourire ..; bonne soirée et année Muriel amitiés Yves


robic 04/01/2010 21:06


J'ai d'abord cru à la bête du grésivaudan, mon pays, un pauvre loup. D'ailleurs on nous appelle les bruleurs de loups! Si certains hommes n'étaient pas plus féroces que les loups, la terre serait
un paradis!J'ai gagné mon pari! Mon mazout m'a été livré à l'heure dite! Pour la prière, je suis d'accord avec toi. Je te souhaite une nuit apaisante...Bises.


mamie-lucette 04/01/2010 18:09


Belle histoire que celle de la bete du Gévaudan. Dans une autre version, c'était un homme revetu d'une peua de loup. Qui croire ?
Bonne soirée, gros bisous et à demain pour la suite du psaume.


tony.. 04/01/2010 17:52


bonjour
c'est avec plaisir que je vous acceuillerai mais pas dans cette communauté qui est réservée à vos plus beaux poèmes d'amour et d'amitié , mais par contre dans la communauté des mots pour le plaisir
je vous attend
bien à vous
tony


muriel 04/01/2010 18:17


Merci, mais parfois ca m'arrive d'écrire des poèmes d'amour et j'ai un ami qui n'est pas sur le blog qui me donnais pas mal d'idées..Je vais regarder votre autre blog, mais c'est vrai j'étais
branchée sur la littérature pour le moment et c'est pourquoi je m'étais adressée à vous pour la suite.


Jonathan 04/01/2010 12:03


Elles n'étaient pas courtes les jambes de Mademoiselle Cléron ?
Je te souhaite une bonne semaine chère Muriel
Jésus est tout près de toi, saisis par la foi la grâce qu'il veut t'accorder !
Gros bisous à toi
Jonathan