Saint -Aubin-du-Cormier

Publié le par muriel

Le  Papa d'Anne de Beaujeu

La régente Anne de Beaujeu, soeur du roi Charles VIII, poursuit l'oeuvre de son père Loui XI qui désirait soumettre la Bretagne. Son armée, forte de 11 000 hommes, entre en campagne au mois d'avril. Elle est commandée par Louis de la Trémoille, qui assiège Fougères. L'armée du Duc de Bretagne François II accout en toute hâte, mais il est trop tard : quelques heures ont suffi à l'artillerie Française pour abattre les défenses de la ville. Après un siège de huit jours, Fougères capitule. Cependant les généraux bretons décident de marcher en avant afin de livrer bataille aux Français.

Dès le point du jour du 28 juillet, les deux armées se rencontrent près de Saint Aubin du Cormier. Du côté des Bretons, le maréchal de Rieux prend le commandement de l'avant-garde. D'Albret dirige le corps de bataille et Câteaubriand, la réserve. Louis d'Orléans futur Louis XII, qui se bat contre des compatriotes, accompagne à pied les lansquanets dans les rangs de l'avant garde, Jean de Chalon, prince d'Orange, se place au milieu des Anglais. Pour faire croire aux Français qu'un puissant secours leur est parvenu d'Angleterre, ils ont mélé à leur bataillon 1700 Bretons portant, comme les Anglais, la croix rouge sur des hoquetons blancs.

Du coté français, Adrien de l'Hôpital conduit l'avant garde, et La Trémoille, le corps de bataille. Au signal donné, l'artillerie fait vivement feu et les deux avant-gardes engagent l'action. Les Bretons ont d'abord l'avantage mais un chevelier, Jacques Guillot, les prend en flanc avec 100 hommes "des mieux bardés et montés" et rompt leur ligne.

La Trémoille, se précipitant avec son infanterie sur celle des Bretons, la sépare des lansquenets et achève de la culbuter. Six mille Bretons et alliés restent sur la lande de Saint-Aubin-du-Cormier, parmi lesquels le prince de Léon, François de Rohan, les seigneurs de Pont-l'Abbé, de La Roche-Jagu, de Kermaquer; Thomas de La Marche, Tanguy de Kermavan, Pierre de Francheville.

Mille cinq cent Français seulement trouvent la mort. Comminges et Alain d'Albret sont mis en fuite. Louis d'Orléans, reconnu à ses armes arborant la devise Cominus et eminus et à son armure à l'écrevisse, est cerné par les ennemis et fait prisonnier par le capitaine Suisse Spaeting, du canton de Saint-Gall. Il est conduit en compagnie du prince d'Orange devant La Trémoille, qui, sur ordre d'Anne de Beaujeu, les faits jeter au cachot de Sablé.

Le 19 aout, le duc François II est containt de signer le traité du Verger, qui met fin à la Guerre folle. Louis d'Orléans sera libéré en 1491 et montera sur le trône de France au lendemain de la mort de Charles VIII, en 1498.
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