Rouget de Lisle présente LA MARSEILLAISE à Strasbourg

Publié le par muriel

En avril 1792 parvient à Strasbourg la nouvelle de la déclaration de guerre contre l'Autriche. Le 24, la Maire de la ville, le baron Philippe-Frédéric Dietrich, réunit à sa table les volontaires qui s'apprêtent à partir combattre. Parmi eux se trouve un jeune capitaine du génie, nommé Claude-Josph Rouget de Lisle. Pendant le repas, Dietich évoque la nécessité d'avoir un champ de guerre, et se tourne vers Rouget de Lisle : "Voyons, vous qui êtes poète et musicien, faites-nous quelque chose qui mérite d'être chanté pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation."

Tard dans la nuit, Rouget de Lisle rentre chez lui, et plutôt que de se coucher, prend son violoncelle. L'un de ses amis, l'officier d'état-major Marclet témoigne : "Le lendemain, le 25 avril, à sept heures du matin, Rouget de Lisle était chez moi. "La proposition de Dietrich, m'a empêché de dormir ; j'ai employer la nuit à essayer une ébauche de son chant de guerre, même de la mettre en musique ; lis et dis-moi ce que tu en penses. "Je lus avec admiration et j'entendis avec enthousiasme le chant de guerre tel qu'il existe aujourd'hui, à l'exception des deux vers de la dernière strophe : Et que les trônes des tyrans/ Croulent au bruit de notre gloire. Ces deux vers furent remplacés par ceux-ci : Que tes ennemis expirants/ Voient notre triomphe et notre gloire."

Un peu plus tard dans la journée, Rouget de Lisle retourne chez Dietrich et, accompagné au piano par une des nièces du maire, chante son chant de guerre. "Ce fut, dit Michelet, comme un éclair du ciel ; tout le monde fut saisi, ravi, tous reconnurent ce chant, entendu pour la première fois. Tous le savaient, tous le chantèrent, tous Strasbourg, toute la France. Le monde tant qu'il y aura un monde, le chantera à jamais."

Le 25 juin 1792, à Marseille, un nommé Mirens chante le Chant de guerre pour la première fois. Le lendemain, le Journal des départements méridionaux et des débats des amis de la Constitution le publie sous le titre de Chant de guerre aux armées des frontières. On imprime séparément de nombreux exemplaires pour les distribuer aux volontaires marseillais partant pour Paris. Ils le chantent à leur entrée dans la capitale, le 30 juillet, ils le chantenront à nouveau lors de l'attaque des Tuileries, le 10 août.

La même année, l'oeuvre de Rouget de Lisle prend le nom de Chant des Marseillais et bientôt celui de Marseillaise. Le 14 juillet 1795 (26 messidore an III), le député Debry déclare la Marseillaise hymne national français. Banni pendant l'Empire, il devient à nouveau hymne national le 14 juillet 1879.
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robic 11/01/2010 00:24


Je fredonne la marseillaise en pensée pour ne pas t'éveiller... Quoique, passant instentanément du dimanche au lundi à la manière d'Albert Einstein, ton sacripan se gratte la tête, regarde sa
montre... Mais c'est bien vrai! Nous sommes Lundi! Douce nuit. Les anges veillent sur toi, et sourient en voyant mes bises se glisser en douceur sous ton oreiller....