Parole de Dieu pour la nativité

Publié le par muriel

L'Evanile n'est pas un comte de fée. Cette histoire s'est réellement passée, ce n'était pas si beau que cela. On n'avait pas trouvé place à l'hotellerie. Marie avait accouché là, parmis les animaux... Le Verbe se fait homme et il est rangé avec les animaux ! Tout cela est inscrit dans l'histoire aussi bien que sur le gros régistre de Publius Sulpicius Quirinus. Il ne savait pas le pauvre bougre, que, sur ces épais registres, il couchait, un parmi des milliers, Jésus, le nom du Fils de Dieu, quelconque dans le dénombrement, le Tout-Autre compté tout comme un autre, matricule de l'humanité comptable !

La foi repose non pas sur des illusions gnostiques mais bien sur un fait incontournable de l'histoire. Entre les bras de Marie, Jésus a été ce petit être de chair où la vie palpite. Irréfutable présence, Jésus, c'est d'abord trente sept degrés d'enfance réelle. Il est né de la Vierge Marie. Contemplons là cette mère bienheureuse qui a enfanté à l'émerveillement de la nature qui l'a créée. Tu quae genuisti, natura mirante, tuum sanctum genitorem ( Alma Redemptoris Mater). Elle s'extasiait davent la merveille avec des yeux palpitants qui se fermainet d'adoration pour se rouvrir de tendresse. Devait-elle le bercer ou lui chenter des hymnes ? Elle ne savait pas. Devait-elle l'allaiter comme son fils ou l'adorer comme son Dieu ? Elle l'ignorait. Le mettrait-elle sur ses genoux, se mettrait-elle à genoux devant lui ?Elle restait interdite et, tandis qu'elle donnait le Verbe au monde, elle gardait la Parole dans son coeur ; elle méditait toutes ses choses, sa joie était profonde, inaltérable, paisible.

Père Guillaume de Menthière

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