Ouverture de la première ligne d'omnibus à Paris

Publié le par muriel

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Le médecin breton Stanislas Baudry possède à Nantes une minoterie, connue sous le nom de "pompe à feu de Richebourg", étant installée dans le quartier du même nom. Il est également propriétaire d'un établissement thermal, alimenté par l'eau de condensation des chaudières de sa minoterie.

Habile commerçant, Baudry, en 1826, s'inspire de l'ancienne compagnie de voitures publiques créé par son compatriote Etienne Bureau pour installer une ligne au coeur de la ville. Elle permet aux Nantais de se rendre plus rapidement et plus communément de sa minoterie à son établissement de bains chauds et inversement, ce qui accroit considérablement le nombre de ses clients.

Les voitures utilisées sont titées par des chevaux, ont l'allure des diligences et transportent 16 voyageurs. Elles doivent leur origine à Blaise Pascal, dont les Carosses à cinq sols circulèrent à Paris de 1662 à 1677. Les voitures partent de la place du Pont-au-Vin, où elles stationnent devant la boutique du chapelier Ommes. Elles prennent ainsi le nom d'"omnibus".

Le succès inatendu de cette ligne d'omnibus exhorte Baudry à venir s'installer à Paris, en 1827, pour y créer, avec le soutien du préfet de police Louis-Maurice Debelleyme, les deux premières lignes de la capitale. Le 30 janvier 1828 s'ouvre la première d'entre elles, qui relie la Bastille au Carrousel. Par voie d'affiches, Baudry s'adresse ainsi aux Parisiens : "Ces voitures, dont le nombre va progressivement être porté jusqu'à 100 dans Paris, préviennent de leur passage par un jeu de trompettes de nouvelle invention. Elles sont organisées de manière qu'elle s'arrêtent au moindre signe fait au cocher ou au conducteur, que la portière située dans la partie postérieure ne fait courir aucun danger aux personnes qui montent ou descendent, qu'un conducteur chargé de la perception du prix de la course veille au maintien de l'ordre qui doit toujours y régner. Chacune d'elles porte sur ses flancs l'indication du point de départ et d'arrivée. Le prix de la course, qui est de 25 centimes, ne variera jamais quel que soit le point de la ligne où monte le voyageur qui fait arrêter partout où il veut descendre." (Quel souk!!!, vive les embouteillages).

Baudry bapise son entreprise EGO, (Moi, je veux monter ou descendre) "Entreprise générale des omnibus de Paris": elle devient plus tard "RATP. (ou Roupille A Ton Poste )

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Le pèlerin 25/01/2010 07:24


Je ne sais pas où tu trouves toutes ces histoires. Celle-là est encore un régal, humour en prime. merci et bonne journée. François