On vend les coeurs des Rois

Publié le par muriel


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 Bertrand Barère de Vieuzac

Le 8 août 1793, le député Bertrand Barère de Vieuzac demande à la Convention que les tombeaux et mauséolées "des ci-devant rois élevés dans les églises, temples et autres lieux de la République" soient détruits le 10 août prochain afin de célébrer le premier anniversaire de la chute de la royauté. Deux jours plus tard, en effet, la commune de Saint-Denis procède à l'ouverture des sépultures royales de l'abbaye. Cinquante et un monuments sont détruits, pillés, saccagés les 10 et 11 août. On précipite les restes des rois et des princes dans deux fosses communes. Le commissaire des Beaux-Arts Alexandre Lenoir parvient à sauver les ossements de Louis XII, François Ier, Henri IV également, dont on dit qu'il est si bien conservé que Lenoir ne peut se retenir de lui serrer la main.

Le 17 septembre, on rebaptise Saint-Denis "Franciade" nom qui lui restera jusqu'en 1800. A la même époque, les pioches des Révolutionnaires s'en prennent également à divers autres édifices conservant des dépouilles princières. Parmi eux, l'église du Val de Grâce, à Paris. Quelques temps plus tard, un certain Louis-François Petit-Radel, ancien architecte, se présente chez le peintre Marion Drolling pour lui proposer l'acaht de 11 coeurs arrachés aux dépouilles des reines Anne d'Autriche, Marie-Thérèse et Henriette d'Angleterre, du régent Philippe d'Orléans, des duchesses de Monrpensier et de Bourgogne, ou encore de la princessePalatine. Drolling sai qu'à partir d'un savant mélange d'alccol, d'huile, de gouache et de matière organique prélevée sur un coeur, il peut obtenir un glcis particulièrement recherché pour sa beauté. Ce mélange porte le nom de "mummie". Drollong achète les coeurs à son visiteur, et c'est presque entièrement avec de la mummie qu'il exécute plusieurs de ses tableaux, dont
Intérieur d'une cuisine, Maison à vendre, La Salle à manger, La maîtresse d'Ecole, ou la Deme de Charité.

De son coté, un brocanteur du Nom de Philippe-Henri Schunk, se présente chez le peintre en paysage Sqint-Martin, qui fait, lui, l'acquiition des coeurs de Louus XIII et de Louis XIV.
Le 3 mai 1819, peut-être par scrupules, il les restitue, sans les avoir utilisés, au ministre d'Etat Paul de Pradel. A sa mort, en 1817, Drolling n'a pas rendu les coeurs. Son fils Michel Martin s'en charge
.

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robic 15/01/2010 15:02


Les coeurs des rois étaint donc indstructibles?Si la médecine avait été aussi avancée que de nos jours ces coeurs auraient pu être gréffés à des cardiaques! Même révolutionnaires!... Sublime cette
mélodie! Quant à la Terre, elle n'est pas devenue folle. Elle vie sa vie comme d'autres milliards de milliards de ses semblables!Nos lointains ancètres vivant dans des grottes étaient sans doutes
plus en sécurités que dans nos habitations modernes, tu ne crois pas? ... Mais non ma douce amie, ce pauvre Dieu ne nous met pas à l'épreuve! J'adore ces vers de V.Hugo:
Je sais que le fruit tombe au vent qui le
secoue,
Que l'oiseau pert sa plume et la fleur son
parfum;
Que la création et une grande roue
Qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu'un;
J'espère qu'avec le redoux, tu vas retrouver des jambes de jeunes filles. Bises.


Jonathan 15/01/2010 11:34


Ecoute mon épouse ne m'a pas demandé un coeur ce matin ! Elle m'a demandé une langue de... pas de roi, une langue de boeuf !
Alors je crois que je vais plutôt aller chez le boucher !!!
Bon courage chère Muriel et gros bisous