Les pirates algériens sous les bombes

Publié le par muriel

Depuis 1663, Louis XIV tente de réprimer les pirateries des corsaires algériens qui infestent les côtes méditérranéennes. Il prend connaissance des cruautés affligées aux prisonniers français à Alger par le dey Baben Assen et, en 1683, exige des représailles. A la même époque, un marin du nom de Bernard Renaud assure pouvoir réduire en ruine une ville maritime à l'aide de vaisseaux chargés de bombes. Instruits de cet "art nouveau", Colbert, quelques mois avant de mourir, émet l'idée de l'utiliser, mais doit essuyer les ricanements et les avis contraires : "on n'avait pas l'idée, nous dit Voltaire, que les mortiers à bombe pussent n'être pas posés sur un terrain solide. La proposition révolta."

Cependant le roi, le 26 juin, fait appareiller une flotte de 11 vaisseaux, 5 galères et 2 brulots. Il y fait ajouter cins galiotes destinées à transporter les bombes et dont on a retiré les ponts. Au fond de leurs cales, on a creusé des emplacements pour y placer les mortiers.

L'expédition est conduite par l"amiral Duquesnes, secondé par Tourville. Réunie devant Alger le 22 juillet, la flotte voit ses manoeuvres contrariées par une tempête et ne peut opérer que le 21 aout. Les bombes produisent peu d'effets, car les galiotes sont mouillées trop loin de la cote. Mais le 26, les mortiers tuent plus de 500 Algériens. Quelques chroniques affirment que le bombardement jette une telle fureur parmi les ennemis qu'ils attachent des escleves français aux bouches de leurs canons et que les vaisseaux de Duquesne recoivent leurs membres éparpillés. La milice musulmane est consternée devant les effets terribles de cet projectiles qu'ils voient utilisés pour la première fois dans la marine. Lui-même effrayé, le dey tente de négocier la paix en envoyant le père Levacher, jésuite missionnaire remplissant les fonstions de concul français à Alger. L'amiral refuse de traiter et fait répondre que "si les Algériens voulaient demander grâce, ils eussent à se faire représenter par leurs chefs principaux".

Il réclame la libération de tous les esclaves français ainsi que tous les chrétiens pris sous pavillon. Baben Assen (et non Ben Laden) veut se montrer tout aussi inflexible, mais doit céder devant le mécontentement qui commence à gagner Alger. Il libère 546 prisonniers.

Duquesne demande à présent des otages et fait dire au divan que le roi de France n'accepte la paix que sous condition que les Turcs remboursent toutes les dépenses de la guerre et toutes les pertes essuyéés par la France. Devant le refus de Baben Assen, qui trouve les conditions inadmissibles, la population algéroise, de peur d'être massacrée jusqu'au dernier, se soulève contre leur dey et le tue. Mezzo-Morto, célèbre corsaire africain, est proclamé dey à sa place. C'est lui, qui à Versailles, le 24 septembre 1684, signe une paix de 100 ans avec la France. Voltaire, qui place à tort ce bomberdement en octobre 1681, conclut ; "Cet art, poté bientôt chez les autres nations, ne servit qu'à multiplier les calamités humaines et fut plus d'une fois redoutable à la France où il fut inventé."

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abdellah 13/11/2010 15:45


hé muriel a mon avis tu devrais arrété de voir des film car la tu dairailles completement le peuple algerois a ue peur et se sont revolté sur leur dey arréttes c'est koi sa je me fous les née
pendan des heures dans l'histoire de se blade et tout se qu vous venez de dire n'est qu'un fruits de votre imagination en essayon de ecrasé la realité pour la gloire de ton peuple soi plus sur de
tes source avant de lancé des ideé comme sa
trop cooool ton imagination looool


robic 18/12/2009 11:02


Moi, ca me herrisse le poil, toute ses atrocités, d'autrefois et d'aujourd'hui!Je veux bien qu'on pardonne mes offocences comme je pardonne à ceux qui m'ont offencés, mais pas de pardon pour les
bourreaux!... Dis-moi,Mariel, t'es-tu exercée à la glissade ? Facile! Tu mets un pied devant l'autre, et hop!C'est grisant comme tout! Vive l'hiver! Douces bises.