Les états généraux excluent les femmes du trône royal

Publié le par muriel



La rédaction de la loi salique (ou sadique...) est antérieure à la conversion des francs au christianisme, mais a été plusieurs fois modifiée par la suite, notamment par Clovis ou Dagobert. La loi salique fait allusion à quelques institutions politiques et, si elle n'est pas à proprement parler un code pénal, comprend cependant 343 articles de pénalité, dont la pluspart des délits mentionnés sont relatifs à l'agriculture, entre autres aux vols de boeufs, de porcs, de moutons.

La loi salique évoque également en quelques mots l'exclusion des filles de la succession aux biens de leurs parents. C'est ce dernier article que Philippe V le Long, en 1317, interprète à sa guise, car la loi ne règle que les alleux et en aucun cas la succession à la couronne.

Depuis Hughes Capet, la présence d'héritiers males a toujours permis que la couronne soit transmise, en ligne directe, de père en fils, sans qu'il ne se présente un cas sur le droit des femmes à cette succession. Or, en 1316, à la mort de Louis X le Lutin (Hutin, se pose le problème de prétendant masculin au trône. Le roi ne laisse en effet qu'une épouse, Clémence de Hongrie, et une fille en bas âge, Jeanne de Navarre, héritière du trône.

Au détriment de cette dernière, Philippe, frère du défunt, voyant l'occasion de devenir roi, s'empare de la régence, puis, après un traité signé avec Eudes de Bourgogne, oncle de Jeanne, usurpe la couronne. Enfin pour se préserver des revendications de Jeanne une fois qu'elle sera devenue majeure, il déclare, s'appuyant sur la loi salique, que les femmes sont exclues du trône de France, appliquant ainsi à la succession à la couronne l'interdiction pour elles d'hériter de leurs parents.

Un certain nombre de barons et de princes du sang prennent parti pour Jeanne, citant l'exemple des grands fiefs, qui, presque tous, "tombent de lance en quenouilles".

Le 2 février 1317, Philippe réunit alors les états généraux, qui le conforment dans sa royauté et tranchent la querelle naissante en approuvant la modification de la loi "sadique".

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mamie-lucette 03/11/2009 16:54


Bonsoir Muriel, comme le dit si bien Colombe, les femmes ont troujours été écartées de la plolitique pour gouverner. Chez nous le temps est gris, et il fait froid, on est bien près de la cheminée.
Bonne soirée et gros bisous


Colombe777 03/11/2009 12:24


c'est toujours le meme refrain...meme dans les églises...assemblées....bon nombre de femmes sont mises à part...alors que nous sommes aussi SERVANTES de Dieu
bisou ma muriel.....je pense fortement à toi