Le suicide de François Vatel

Publié le par muriel


ChantillyLe 23 avril, au château de Chantilly, le prince de Condé confie au fameux maître d'hôtel Francois Vatel le soin d'organiser pendant trois jours les soupers servis en l'honneur de Louis XIV. Le premier soir est marqué par quelques incidents ; le rôti notamment, manque à plusieurs table à cause de l'arrivée imprévue de nombreux convives. Le seigneur de Moreuil relate la soirée à Madame de Sévigné : "Monsieur le Prince, rapporte cette dernière, alla jusqu'à sa chambre, et lui dit : "Vattel, tout va bien, rien n'était si beau que le souper du Roi." Il lui dit : "Monseigneur, votre bonté m'achève ; je sais que le rôti  a manqué à deux tables. - Point du tout, dit Monsieur le Prince, ne vous fâchez point tout va bien."

Dans la nuit, le feu d'artifice, couvert d'épais nuages, est un fiscao. Le roi est de mauvaise humeur, le prince aussi, qui a dépensé 10 000 francs pour le faire tirer. Vatel s'énerve dans la préparation de la table prévue pour le lendemain. Il craint de ne pouvoir dissiper le mécontentement de ses maîtres. A l'aube du 24 avril, il s'informe de l'arrivée de la marée, qui doit amener les poissons et les coquillages de Boulogne, et apprend par un pourvoyeur que seuls deux paniers de poissons sont là : "Il attend quelque temps : les autres pourvoyeurs ne viennent point ; sa tête s'échauffait, il croit qu'il n'aura point d'autre marée ; il trouve Gourville, et lui dit : "Monsieur, je ne survivrai pas à cet affront-ci ; j'ai de l'honneur et de la réputation à perdre." Gourville se moqua de lui. "Puis il gagne sa chambre, met son épée  contre la  porte et se transperce le coeur.

Cependant la marée monte et dans la matinée des paniers de poissons arrivent; on cherche partout le maître d'hôtel et on le trouve mort. "Gourville tâche de réparer la perte de Vatel ; elle le fut : on dina très bien, on fit collation, on soupa, on se promena, on joua, on fut à la chasse ; tout était parfumé de jonquilles, tout était enchanté."

Comme tout suicide stupide. Et il n'y avait même pas besoin de faire la multiplication des pains et des poissons. Quel homme de peu de foi. Et si il y avait eu les rôtis, il y avait de quoi se faire crever la panse. Tout le monde à la saignée!.

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guinyv 13/12/2009 17:18


Personne n'est indispensable dans aucun travail ..; bon dimanche soir Muriel amitiés Yves


robic 12/12/2009 21:02


Des nouilles, j'en ai mangé ce soir à la sauce tomate! Si tu étais nouille comme tu le prétends, à qu'elle sauce tu aimerais être mangée? Bon j'arrête mes élucubrations.Est-ce la fatigue? Je pige
pas ton équation d'algèbrique:s=f. Quant à notre guide, victor Hugo je l'ai mis dans la photo d'en bas.C'est un sacré bonhomme. Bises du soir.


mamie-lucette 12/12/2009 15:02


Bonsoir Muriel, je ne rentre que maintenant, j'ai passé la nuit et la matinée chez Sylvie et ensuite quelques courses. Ton article sur Vatel est excellent au moment où les gens vont faire les fetes
de fin d'année. Si tout le monde qui rate son diner se suicidait, il ne resterait personne. Bonne fin de journée et bons baisers


mentale 12/12/2009 15:02


bonjour muriel, comment vas tu ? bise


Jonathan 12/12/2009 10:45


Pourquoi donc ce Vatel n'est-il pas allé chez Macdo chercher du renfort ?
Je te souhaite une bonne journée avec plein de bonnes choses qui réjouissent le coeur en plus de la sousoupe.
Gros bisous