Le retour des cendres

Publié le par muriel



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Dix-neufs ans après la mort de Napoléon Ier, Adolphe Thiers obtient du roi Louis-Philippe l'autorisation de demander la dépouille de l'Empereur à l'Angleterre. Si la nouvellle a été accueillie avec enthousiasme par la Chambre, on discute encore du lieu qui recevra le corps du grand homme (qui en fait était petit, et il avait du rétrécir)

La place Vendôme est trop fréquentée, la basilique Saint-Denis, trop éloignée de Paris, l'édification d'un monument spécial au Trocadéro, trop couteuse. Le Ier mai, on se décide enfin pour la chapelle Saint-Louis-des-Invalides, oeuvre de Jules Hardouin-Mansart. On obéit ainsi à la volonté de l'Empereur de "reposer sur les bords de la Seine". Les tombeaux de Turenne et
de Vauban seront disposés à coté de son mauséolée.

Le 15 décembre, aux cris de "Vive l'Empereur !", la liesse parisienne acclame l'apparition, au coin des Champs Elysées, du cortège transportant des cendres aux Invalides. La foule, qui veut prendre la place des 16 chevaux carapaçonnés d'or attelés au char funéraire, est repoussée par les gardes, tandis que mal orientée, la salve funèbre tirée au passage du cortège tue un gendarme d'honneur.

Enfin, vers midi, la dépouille impériale parvient sous le dôme des Invalides : "Sire, dit le prince de Joinville, je vous présente le corps de l'Empereur. - Je le reçois au nom de la France", répondit le roi.
 

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Jonathan 28/01/2010 11:55


Mon gendre a dans ses dossiers des documents d'un historien qui affirme que ce n'est pas la dépouille de Napoléon que la perfide Albion nous a rendue !
J'ai pris connaissance du dossier... les arguments paraissent sérieux !
Bonne journée et bon courage chère Muriel
Gros bisous à toi