Le massacre de Béziers

Publié le par muriel



Le 21 juillet, une armée de croisés,  conduite par le légat du Pape Arnaud Amaury, se dirige vers Béziers, l'un des plus importants foyers de l'hérésie cathare. Le vicomte de Béziers; Raymond Roger Trencracel, part en hâte pour Montpellier afin de plaider sa cause auprès des légats et éviter le massacre. Ses protestations restent lettre morte.

Le 22, les croisés sont devant les portes de Béziers. Amaury déclare que la cité sera epargnée si les catholiques consentent à livrer les hérétiques. Devant le refus de l'évêque et des consuls de la ville, le légat du Pape ordonne alors le massacre de la population sans distinction : "Tuez-les tous et Dieu reconnaitra les siens !" Une partie des habitants se réfugie dans l'église Sainte Madeleine tandis que les assaillants forcent les portes de la ville et se répandent dans les rues.

Ils tuent entre 20 000 et 22 000 Biterrois, 7 000, selon le chriniqueur Pierre des Vaux-de-Cernay, dans la seule Eglise Sainte-Madeleine. (Une fois de plus et c'est une coutume, ancestrale, personne n'est d'accord sur le nombre de trucidés). Ils n'épargenent ni les femmes ni les enfants et se livrent au pillage. Pour faire cesser le massacre, Trencavel se rend.

Ses vicomtés sont remises à Simon de Montfort, qui procèdera à d'autres massacres dans le Midi sans jamais parvenir à émiminer le catharisme. Il faudra créer l'Inquisition.
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