La Vallière prend le voile

Publié le par muriel

Church of the Carmelites

"Quand je serai aux Carmélites, je me souviendrai de ce que ces gens-là m'ont fait souffrir." Ainsi s'exprime Louise de La Vallièree en 1673 en s'adressant à Madame de Maintenon. Elle parle de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui l'a supplantée dans le coeur du roi trois ans plus tôt. Les deux amant ne cessent de l'humilier comme le rapporte la princesse Palatine : "La Montespan, qui avait plus d'esprit, se moquait d'elle publiquement, la traitant fort mal, et obligerait le roi à en agir de même. Le roi avait un joli épagneul appelé Malice ; à l'instigation de la Montespan, il prenait cet épagneul et le jetait à la duchesse de La Vallière en lui disant : "Tenez, madame, voilà votre compagnie, c'est assez." Cela était d'autant plus dur, qu'au lieu de rester il ne faisait que passer chez elle pour aller chez La  Montespan. Cependant, elle a tout souffert en patience.

L'ancienne maîtresse royale finit par se retirer de la cour pour fuir toutes ces humiliations. Le 20 avril 1674, elle gagne le  couvent des Grandes-Carmélites, situé au faubourg Saint-Jacques, après avoir reçu le voile noir des mains mêmes de la reine. Elle prend l'habit des carmélites en juin et fait sa pofession l'année suivante. Ce jour là Bossuet fait un sermon mémorable.

Louise de La Vallière s'appelle désormais soeur Louise de la Miséricorde, nom avec lequel elle va demeurer au cloître pendant 36 ans : "La mauvaise nouriture et le peu de sommeil ne lui ont ni creusé ni battu les yeux, écrit Mme de Sévigné qui va lui rendre visite en 1980. Cet habit si étrange n'ôte rien à la bonne grâce, ni au bon air. Pour la modestie, elle n'est pas plus grande que quand elle donnait au monde une princesse de Conti ; mais c'est assez pour une Carmélite." Se couvrir d'un cilice, marcher pieds nus, jeûner rigoureusement, apprendre les plus dures austérités de la vie religieuse ne rebute pas Louise qui, pourtant, comme le dit Madema de Maintenon est habituée à la noblesse et aux plaisirs. On dit qu'elle invente et s'impose en secret des mortifications particulières.

Un contemporain écrit : "Un jour de vendredi saint qu'elle était au réfectoire, elle se ressouvint que du temps où elle était à la cour, elle se trouva, dans une partie de chasse, pressée d'une si grande soif qu'elle n'en pouvait plus, mais qu'on lui apporta aussitôt des rafraichissements et des liqueurs délicieuses dont elle but avec beaucoup de plaisir et de sensualité : ce souvenir, joint à la pensée du fiel et du vinaigre dont Jésus avait été abreuvé sur la croix, la pénétra d'un si vif sentiment de componction, qu'elle résolut dans le moment de ne plus boire du tout. Elle fut plus de trois semaines sans boire une goutte d'eau, et trois ans entiers à n'en boire par jour qu'un demi-verre. Cette rude pénitence lui causa des maux d'estomac les plus violents." Elle devient la pénitente de prédilection de Bossuet. Lorsqu'elle ne se livre pas à ses dévotions, pendant son noviciat, elle écrit avec lui Réflexions sur la miséricorde de Dieu.

Louise a tout à fait rompu avec le monde extérieur, au point qu'en 1683, la prieure, la mère de Bellefond, vient lui annoncer la mort de son fils, le comte de Vermandois, elle fond en larmes, puis se ravise aussitôt pour dire : "C'est trop pleurer la mort d'un fils dont je n'ai pas encore assez pleuré la naissance. Je n'ai ps trop de larmes pour moi-même, c'est pour moi que je dois pleurer."

Le jour de sa mort, le 6 juin 1710, elle dit : "Expirer dans les plus vives douleurs, voilà ce qu'il convient à une pécheresse. Dieu a tout fait pour moi, il a reçu le sacrifice de ma profession ; j'espère qu'il va encore recevoir le sacrifice de justice que je suis prête à lui offrir." Elle s'éteint à midi. Louis XIV meurt cinq ans plus tard, sans jamais être allé la revoir ni s'inquiéter de sa santé. 


C'est pas beau j'ai triché. Comme je n'arrivais pas à mettre d'images, j'ai fait une manip subtile, en passant par mon portable qui l'a retranscrit aussitot sur mon odinateu (le gros). Mais l'informaticien a oublié cette chose là. Je ne vais pas passer de ma chambre à mon bureau éternellement. Donc à lui de venir comme je lui écris depuis plusieurs jours et il a fermé son téléphone. Vive le modernisme !!!

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robic 14/12/2009 22:23


Toi une tricheuse? Toi une manipulatice ? Je n'en crois pas un mot! Et pourtant je t'envie! Tu as des dons de magicienne comme mon amie toulousaine...A magnana por la magnana... Bises Hugues


guinyv 14/12/2009 22:04


Tu finira bien par y arrivé c'est ton ordi qui est en cause ou Over? bonne nuit Muriel amitiés Yves


danylle 14/12/2009 18:22


bonne soirée, je passais par là, bisous


Jonathan 14/12/2009 11:31


Alors le frère "gros" qui a très bon caractère se soumet de bonne grâce au frère "petit" !
C'est une belle image !
Que Dieu te bénisse chère Muriel
Gros bisous


mamie-lucette 14/12/2009 10:59


Bonjour chère Muriel, quel beau récit que celui de louise de Lavallière qui vécu plus de trente ans dans un couvent et faisant des jeunes et des sacrifices afin d'avir une vie exemplaire face aux
yeux de Jésus. Et dire que le roi ne vint jamais la voir. Quelle ingratitude, les hommes sont bien tous les memes. Bonne journée et bons baisers