La mort de Longwood

Publié le par muriel

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En mars 1820, à l'âge de cinquante ans, et après cinq ans d'exil des une île anglaise de Sainte-Hélène, Napoléon 1er ressent les permiers troubles d'un mal qui va l'emporter. Selon une hypothèse tenace, née le jour où Sir Huson Lowe, gouverneur de l'île, fait autopsier le corps, ce mal serait un cancer de l'estomac. Lors de sa tentative de suicide en 1812, au château de Fontainebleau, ses furieuses douleurs au ventre avaient été disporprotionnées aux effets dont il pouvait attendre de la aible quantité d'opium ingurgitée avec de l'eau. Peut-être souffrait-il déjà d'un éventuel cancer.

Moins d'un an plus tard, en février 1821, il se couche pour ne plus jamais se relever et rentre dans une longue agonie. Il est entouré du Baron Gourgeaud, des généraux de Montholon, Bertrand et de leurs épouses, du comte de Las Cases, du chirurgien irlandais O'Meara et de quelques serviteurs.

Le 15avril, il dicte son testament ; 'Je meurs dans la religion apostolique et romaine, dans laquelle je suis né, il y a plus de cinquante ans. Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé. J'ai toujours eu à ma louer de ma très chère épouse Marie-Louise ; je lui conserve jusqu'au dernier moment les plus tendres sentiments, le la prie pour pour garantir mon fils des embuches qui environnent encore son enfance. Je recommande à mon fils de na jamais oublier qu'il est né prince français, et de ne jamais se prêter à être un instrument entre les mains des triumvirs qui oppriment les peuples de l'europe, il doit adopter ma devise : Tout pour le peuple français. Je meurs prématurément, assassiné par l'obligarcie anglaise et son sicaire ; le peuple anglais ne tardera pas à me venger."

Le 28, il ordonne que son coeur soit envoyé à Marie Louise et interdiy les chirurgiens anglais de porter la main sur lui après son décès. c'est pourquoi le gouverneur s'en chargera lui-même. Le 3 mai, il se fait administrer l'extrême oction et reçoit le saint-viatique : "le 4 écrit Chateaubriand, la tempête de l'agonie de Cromwell s'éleva :presque tous les arbres de Cromwood furent déracinés. Enfin, le 5, à six heures moins onze minutes du soir, au milieu des vents, de la pluie et des fracas des flots, Bonaparte rendit à Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima argile humaine. Les derviers mots saisis sur les lèvres du conquérant furent : "Tête... armée, ou tête d'armée. Sa pensée errait encore au milieu des combats. Quand il ferma pour jamais les yeux, son épée expirée avec lui, était couchée à sa gauche, un cruxifix reposait sur sa poitrine : le symbole pacifique appliqué au coeur de Napoléon calma les palpitationsd de ce coeur, comme un rayon du ciel fait tomber la vague."

Hudson Lowe s'approche de la dépouille et déclare : "Hé bien, Messieurs, c'était le plus granc ennemi de l'Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. A la mort d'un si grand homme, on ne doit éprouver qu'une profonde douleur et de profonds regrets." Puis il arrête les aiguills de la pendule à 6 heures mons 11, heure de la mort. En France, à la nouvelle du décès
, tous les partisans de l'impérial défunt feront de même.

Selon ses dernières volontés, l'Empereur est inhumé le 9 dans la vallée du Géramium. 

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