La loi des suspects

Publié le par muriel



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A la séance de la Convention du 5 septembre 1793, une députation de la Commune, conduite par le maire et le procureur syndic Chaumette, vient déclarer la création d'une armée révolutionnaire, recrutée à Paris et chargéée des parcourir les provinces de France pour y arrêter les ennemis de la nation.

Barrère approuve l'entreprise en prononcant la formule célèbre à l'ordre du jour. "Il ajoute célèbre : "Plaçons la terreur à l'odre du jour. " Et il ajoute : "Les royalistes veulent du sang : eh bien ! ils auront des conspirateurs, des Brissot, des Marie-Antoinette. Ils veulent préparer un mouvement : eh bien ! ils vont en éprouver les effets, ce sont les ribunaux révolutionnaires qui vont l'opérer."

Le 17 sepembre 1793, la Loi du Suspect est ainsi instituée : "Sont déclarés suspects les ci-devant maris, femmes, frères, fils ou filles ou soeurs d'agents d'émigrés qui n'on pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution ; suspects ceux qui ont émigré dans l'intervalle du 1er juillet 1789 à la publicaion du décret du 30mars 1792, quoiqu'ils soient rentrés en France dans les délais fixés par ce décre ou précédemment ; suspectss ceux qui, soit par leur conduite, soit par leur relation, soit par leurs propos ou leurs écrits se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté. Sont également suspects ceux qui ne pourront pas justifier de leurs moyens d'existence, suspects ceux ceux qui, ayant toujours les mots de liberté, n'ont aussi rien fait pour elle."

Cette loi des suspects marque le début de la Terreur. Désormais, il suffit de crier "Vive le roi !"  ou de s'appitoyer sur le sort du roi emprisonné au Tmple pour être arrêté, jugé, condamné,  et excécuté dans la même journée.

Le nombre des condamnations à mort passe  à 15 en octobre, 65 en novembre, 116 en février-mars 1794, 155 en mars-avril 1794, et atteindra, après prairial, le chifre de 796 en jui-juillet 1794. Pendant ce temps, le nombre des acquittements va en diminuant : "Les têtes tombent comme des ardoises sous l'ouragan", constate l'accusateur public Fouquier-Tinville. De son coté le Montagnard Forestier écrit : "Rien n'est plus beau qu'un tribunal révolutionaire ! Rien n'est ^plus majestueux que cette foule d'acusés qui y passent en revue avec une rapidité incroyable et que ces jurés qui font un feu de file. Un tribunal révolutionnaire est une puissance bien au-dessus de la Convention."
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