La Gazette de Renaudot ou l'invention du journalisme

Publié le par muriel



Originaire de Loudun, le médecin et secrétaire du roi Théophraste Ranaudot s'installe à Paris en 1625 ot ouvre dans l'ile de la Cité, rue de Calandre, à l'enseigne du Grand Coq, un établissement oiur les nécéssiteux. C'est dans cet établissement, devenu peu à peu un "bureau d'adresses", ou chacun peut trouver celles des personnages marquants de la capitale, que Renaudot imagine de fonder une feuille imprimée d'actualités et d'informations, assurément le précurseur de la presse en France. Il obtient de Louis XIII le privilège  d'imprimer et de vendre les "nouvelles, gazettes et récits de tout ce qui se passe au-dedans et au dehors u rotaume" et baptise sa feuille La Gazette, nom dérivé d'une monnaie vénitienne appelée gazetta.

Le premier numéro paraît le 30 amo 1631. Les autres éditions sont prévues pour sortir deux fois par semaine. D'abord conçu sur quatre pages, La Gazette pesse rapidement à huit pages : "ce journal n'était d'abord qu'un manuscrit ; Renaudot bientôt installa des presses chez lui et le fit paraître une fois par semaine? non pas avec un premier Paris, mais avec un Dernier-Paris, car les nouvelles de cette ville venaient les dernières, la priorité étant donnée aux nouvelles venant des ponts les plus éloignés.

Le journal avait comme de raison une quatrème page, car Renaudot ne pouvait manquer d'inventer la réclame, et la dernièe page de son journal contenait une liste des médicaments qu'on pouvait trouver chez lui et les louanges de l'antimoine qui, à cette époque, était proscrit par la Faculté comme un poison dangereux.

Comprenant l'importance de ce journal, le cardinal Richelieu y rédige bientôt ses prepres articles, avant tout axés sur la politique. Ainsi, grâce  l'appui du gouvernement, Renaudot voit le tirage de se feuille doubler puis quadrupler. Vers 1640, le nombre d'exemplaires atteint 800 pour une gazette comptant alors jusqu'à 12 pages selon les semaines.

A la mort de Richelieu, puis de Louis XIII, Renaudot, privé de ses protecteurs, se heurte à ses premiers détracteurs, perticulièrement à la Faculté de médecine de Paris, culpation d'exercice illégal de la médecine. Le 1er mars 1644, il est condamné et contraint à exercer l'exercice de la médecine jusqu'à sa mort en 1651.

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muriel 05/12/2009 14:54


Précision : Il s'agit bien de Théophraste RENAUDOT


mentale 04/12/2009 20:45


je ne connaissais pas renaudot... enfin du moins pas celui-ci... bonne soirée, bises


guinyv 04/12/2009 19:41


Comme quoi nous n'avons pas tout inventé hier..; sourire Bonne soirée Muriel amitiés Yves


mamie-lucette 04/12/2009 09:49


Chère Muriel, je viens de lire tes deux articles et ils sont intéressants tous les deux. Le Cardinal de Richelieu a réussi à reprendre sa place auprès du roi, et à faire exilér Marie de Médicis,
c'est un vrai retournement. et c'est grace à lui que Renaudot a pu faire paraitre sa gazette. Bonne journée et bons baisers