La fête et la disgrâce

Publié le par muriel


De l'aveu même de Louis XIV, la disgrâce du surintendant Nicolas Fouquet est déjà résolue quelques mois avant la splendide fête de Vaux organisée le 17 août. Il reste cependant vrai que c'est la unificience étalée ce jour là qui précipite la chute du prévaricateur : Le 17 août à 6 heures du soir, écrit Voltaire, Fouquet était le roi de France : à 2 heures du matin, il n'était plus rien. "Fouquet ne fait pas autre chose que ce que Mazarin lui-même a fait et ceux qu'ont fait tous les ministres avant lui. Cependant ses dilapidations sont plus considérables et plus scandaleuses encore, et surtout, il commet la faute d'inviter Louis XIV à la pluq belle fête jamais conçue dans un château, révélant ainsi une fortune suspecte. Son faste dépasse celui du roi, qui ne le supporte pas : "Ah ! Madame ! dit-il à la reine mère, est ce que nous ne ferons pas rendre george à tous ces gens là ? "Le 5 septembre, à Nantes, sur son ordre, d'Artagnan, capitaine des mousquetaires, arrête Fouquet pour le déférer devant les Juges d'une cour d'exception spécialement constituée, avant d'être envoyé à la forteresse de Pigmerol

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