Henri IV échappe à la noyade

Publié le par muriel

Boire une tasse ... "ROYALE"


Lorsqu'il revient de Saint Germain en Laye, le cortège d'Henry IV a pour habitude de traverser la Seine au niveau du Pont de Neuilly, où l'attend un bac. Le 9 juin, le roi et la reine Marie de Médicis ne prennent pas la peine de descendre du carosse pour franchir le fleuve par le bac. S'il faut en croire le mémorialiste Pierre de l'Estoile, les deux derniers chevaux, tirant trop de coté, tombent à l'eau, entrainant la voiture avec eux : "le roi et la reine faillirent à étre noyés, principalement la reine qui bût plus qu'elle ne voulait, et sans un valet de pied à un gnetilhome nommé La Chataigneraie, qui la pris par ses cheveux, s'étant jeté à crops perdu pour l'en retirer, courait fortune inévitable de la vie".

Alors que tout danger est écarté, plusieurs seigneurs qui accompagnent le couple royal se jettent eux aussi à l'eau, sans doute pour éviter les remontrances, ou pire, du roi. Afin de prévenir de pareils désagréments, Henri IV fait par la suite construire un pont à l'endroit de l'accident, qu'il utilise désormais, ayant banni le bac. Ce pont serait celui que reconstruisit l'ingénieur Perronet en 1772, et qui est en pierre.

On dit que le roi fit orner la porte d'une proche maison d'une fleur de lys, marque d'honneur envers le gentilhomme La Châteigneraie "qui contribua à le tirer d'un si mauvais péril". Cette fleur fut remplacée chaque fois qu'elle était fanée, et ceci jusqu'à la mort du gentilhomme.

Toujours est-il que cet accident guérit le roi d'un grand mal de dent qu'il avait, dont le danger était passé, il s'en gaussa, diant que jamais il n'y avait trouvé meilleure recette ; au reste, qu'ils avaient mangé trop de salé au dîner, et qu'on les avait voulu faire boire après".

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