Godefroy de BOUILLON rencontre l'empreur de Constantinople

Publié le par muriel


Répondant à l'appel lancé par Urbain II en 1095, Godefroy de Bouillon, Duc de Basse-Lotharingie, à la tête de 80 000 croisés, prend le chemin de la Palestine. Ce torrent de chevaliers compte les plus nobles et vaillants seigneurs du moment, parmi lesquels Hugues de Vermandois, frère du roi Philippe Ier, Robert de Normandie, Robert, comte de Flandres, Raymond de Saint-Gilles, Bohémond Ier, Adhémar de Monteil. Les croisés se rendent d'abord à Constantinople, afin de signifier leur soutien à l'empereur Alexis Commène, menacé par les Turcs, et pour lequel le pape a lancé l'appel à la guerre sainte.

Le 2 avril 1097, à Constantinople, Godefroy, entouré de son frère Baudouin de Boulogne et d'une brillante délégation de chevaliers, se fait recevoir au palais impérial. Considérant l'incroyable armée des croisés, n'ignorant pas qu'elle s'est livrée au pillage en chemin, Alexis Commène craint pour sa capitale, dont les richesses pourraient exciter les convoitises de ces Occidentaux. Il réclame alors aux principaus seigneurs le serment d'allégeance, autrement dit de fidelité. Godefroy refuse une telle soumission. En outre, il a déjà pour suzerain l'empereur d'Allemagne. Alexis coupe le ravitaillement à son armée pour faire pression sur lui.

Le 5, contraint et forcé, le deux prête serment. L'empereur le remercie en ces termes : "J'ai appris que tu es chevalier et prince tout-puissant dans tes terres, et de plus, homme très sage et d'une parfaite fidélité. C'est pourquoi je t'adopte comme fils, et je te remets en ta puissance tout ce que je possède."

Deux ans plus tard, on trouve des lettres diplomatiques adressées par Alexis Commène au sultant d'Egypte. Elles démontrent très clairement l'intelligence entre l'empereur de Constantinople et les musulmans.

En fait, le premier bottin mondain du temps des croisades

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