Fouquier-Tinville, l'éxécuteur exécuté

Publié le par muriel




imagesCAGDKFSX.jpg

"Je n'ai rien à me reprocher : je me suis toujours conformé aux lois ; je n'ai jamais été créature de Robespierre ni de Saint-Just ; au contraire j'ai été sur le point d'être arrêté quatre fois, je meurs pour ma patrie et sans reproche : je suis satisfait ; plus tard on reconnaitra mon innocence." Tels sont les mots de l'accusateur public Antoine Fouquier-Tinville à l'annonce de sa condamnation à mort. Après avoir expédié plusieurs centaines de suspects à l'échafaud, c'est son tour d'aller poser sa tête dans la lunette de la guillotine. A l'aube, les quais et les rues avoisinant la maison de Justice et la place de Grève sont noirs de monde.

La foule immense attend l'arrivée de 3 charettes qui enmènent, outre Fouquier-Tinville, 15 autres condamnés.

Devant l'Hôtel de Ville, l'échafaud se dresse : "L'esprit qui semblait animer cette multitude innombrable, nous dit Le Messager du Soir, n'était point cette joie féroce que la joie inspirait aux cannibales qu'étaient les spectateurs journaliers des boucheries révolutionnaires ; la curiosité qui nous porte à aller voir des monstres extraordinaires paraissait être le seul sentiment qui régnait dans cette foule d'individus de toute fortune, de tout âge et de tout sexe." Dans les groupes, on n'entend qu'une seule voix : "Il ne l'a pas volé ; on lui a laissé tout le temps et les moyens de se défendre."

Ls charrettes arrivent place de Grève. Fouquier-Tinville se trouve sur la dernière. Il entend crier : "Rends-moi mon père, rends-moi ma famille, rends-moi mon frère, rends-moi mon ami, ma femme, ma soeur, mon époux, ma mère, les enfants !" Les condamnés gravissent les marches de l'échafaud. Les uns après les autres, ils sont basculés sous le triangle sanglant de la guillotine. Fouquier-Tinville est exécuté le dernier. Le peuple hurle pour demander qu'on lui donne sa tête : "L'éxécuteur, écrit Le Courrier Républicain, la saisit par les cheveux et il la promena sous les regards avides du public." Le charnier où sont jetés ces cadavres est proche. Dans la section de l'Arsenal, il flanque l'Eglise Saint-Paul. C'est là que, le 10 thermidor, on a inhumé le conventionnel La Bas, qui s'est tué la veille à la Maison commune. C'est là aussi qu'ont été entérrées les dépouilles de Rabelais, de Mansart et du Masque de Fer.

Commenter cet article

Jonathan 18/01/2010 15:54


Coupable ou pas coupable, l'essentiel était de déglinguer la tête pour la séparer du corps !
J'en ai mal dans le cou... pour eux !
Pour le commentaire sur les noces... ne t'inquiètes pas, il y a toujours des rêveurs, des sentimentaux et même des gens de foi qui se sont plantés dans certains commentaires de la Parole de
Dieu.
Nous ne sommes que des hommes... et pour certaines que des femmes !!!
Je t'embrasse très fort
Courage mon amie, Jésus est tout près de toi !