Diane

Publié le par muriel

Toi, si courageuse, tu as décidé de mettre fin à tes jours,
ce matin, en te jettant sous un train.

Le Seigneur t'avait demandé trop de choses.
tu n'as plus supporté
en fait, on ne comprendra jamais.

Que tu nous a fait rire en passant notre BEPC
,On t 'avait rajouté avec des morceaux de scotch
la fin de ton nom à très longue ralonge.
Pendant qu'une autre écrivait, sans sourciller,
le laine des chiens dans la dictée.
Elle fut pardonnée, elle arrivait tout juste
de son Equateur natal.

La vie te semblait si douce au début de ton mariage.
Philippe te quittait souvent pour ses émisssions de tévision,
te laissant avec tes deux garçons.
Il vous envoyait des cassettes vous racontant ses journées.
Et, puis le drame est arrivé.

Tu ne savais pas qu'il travaillait
 pour le gouvernement et a terminé sa vie
 dans le fleuve Zaïre.

Tu attendais votre fille. Tu as élevée seule Anaïs avec ses deux frères.
Tu travaillais pour élever convenablement ta famille.

On t'as envoyé un corps en te disant que c'était celui de Philippe.
Mais, tu ne l'a pas cru. Tu avais ses radios qui montraient une jambe cassée,
or le corps que tu as reçu n'a jamais eu de fractures.

Parfois, tu me parlais de Philippe, de ses blaques,
de ses inventions avec ses fils.
Alors que tu savais qu'il était parti, tes enfants écoutaient les cassettes 
qu'il leur envoyait.
Que de tristesse, tu ressentais.
 
Tu as eu le courage d'aider Agnès Caradec.
Vos deux maris sont disparus presque en même temps.

Et puis, nous toutes, tes anciennes copines de classe
nous avons pensé qu'en épousant Eric dernièrement,
tu trouverais une vie agréable.
Tu étais venue me voir à la maison
après mon opération.

Tu semblais aller bien.
Nous avions cueilli dans le jardin
de la rhubarbe, car tu organisais un déjeuner d'anciennes,
du Sacré Coeur
juste après le décès d'une de nos amies.

Tu m'envoyais de temps en temps des photos
de tes fils, de ta fille
L'un de tes fils a bien failli habiter dans
mon appartement parisien.

Je me rappelle avoir mis au début, sur mon blog,
une histoire de G.A.G.A. que tu m'avais envoyée.

Tu es partie en vacances avec Eric,
et puis, on ne le saura jamais,
ce matin, tu nous a quittées en te jetant sous un train.

Adieu, vieille copine on t'aimait beaucoup.
Que le Seigneur  accompagne tes enfants,
ton mari, Eric.
Malgré ton geste insensé, nous garderons toujours
une place pour toi dans nos coeurs.

Commenter cet article

Andre26530 16/10/2009 12:52


Bonjour Muriel.
Je comprends que Diane était ton amie depuis l’enfance, et je te présente mon soutien.
Une précision est nécessaire pour éviter de pareils drames :
Toute personne qui se suicide pèche gravement par rapport au commandement : "Tu ne tueras point" parce qu’elle se tue elle-même et n’a ensuite plus aucun recours. L’histoire du purgatoire est une
invention de l’ennemi pour tromper.
Que chacun n’utilise la religion que comme un marchepied, non aveuglément, mais en vérifiant tout dans la parole de Dieu afin de vivre en conformité avec la volonté divine.
Je te bénis fraternellement en Jésus-Christ notre Seigneur.


guinyv 14/10/2009 12:32


Triste histoire ... Adieu Diane... bien que je ne te connaissais pas.... bonne journée Muriel amitiés Yves


mamie-lucette 14/10/2009 09:24


Ma chère Muriel, je viens de lire ton article sur le suicide de ton amie, je suis très triste car ce que tu viens de raconter aurait bien pu arriver à ma fille après le décès de Julie et ensuite
celui de son époux, mais Dieu l'a soutenu dans ses épreuves cruelles et je pense que maintenant elle va mieux puisque la psy lui a dit de ne plus revenir que tout allait bien maintenant. Demain, je
mettrai un article sur une jolie ville remplie de monuments dont des arènes magnifiques, bonne journée et gros bisous