Deux morts sur ordonnance

Publié le par muriel


En 556, Austrigilde, une des femmes au service de la reine Marcatrude (merci Papa et Maman de n'y avoir pas pensé), devint la concubine de Gontran, roi de Bourgogne, troisième fils de Clotaire Ier. Elle lui donne deux fils, (et v'là que ca recommence) Clotaire (c'est pas celui du Petit Nicolas) et Clodimir, morts jeunes en 577, et deux filles, Clodoberg (et allez donc) et Clotilde. Dans le courant de l'année 576, elle tombe gravement malade, "mais avant que de mourir, nous dit Grégoire de Tours, voyant qu'elle ne pouvait échapper à la mort, comme elle était aux abois, elle voulut qu'il y eut des gens qui prissent part à sa mort, et qu'au moins on fit un deuil à ses obsèques de la mort d'autrui". En l'absence de Gontran, parti à la guerre, la reine fait venir à son chevet deux médecins du palais, Nicolas et Donat.

Devant leur impuissance à la guérir, elle dicte un testament dans lequel elle demande (je m'attend au pire) à Gontran de les faire mettre à mort dès son retour : "J'avais encore espérance de vivre, dit-elle, si je ne perdais la vie par les mains des méchants médecins ; et certes les breuvages qu'ils m'ont donnés me l'ont otéz, et me font perdre la lumière. Je vous prie donc, afin que je ne meure point sans être vengée, que sitôt que j'aurai abandonné la clarté, vous les fassiez tous égorger.

Puisque je ne puis vivre davantage, faites-moi serment que vous ne permettrez pas aussi qu'ils se puissent glorifier après ma mort de m'avoir tuée ; mais que nos amis et les leurs soient pareillement atteint de douleur."

Pour obéir au désir d'Austrigilde, Gontran fait exécuter les deux médecins : "Ce sont, je crois, les seuls qu'on ait inhumés dans les tombaux des rois, écrit Saint-Foix dans ses Essais sur Paris, mais je ne doute pas que plusieurs autres n'aient mérité le même honneur."

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Colombe777 20/10/2009 08:35


te souhaitant une belle journée richement bénie...courage à toi...Colombe777


Guinyv 19/10/2009 22:02


Quel pied que de pouvoir ordonner que l'on tue les
incapables...;médecins ou autres.... sourire...;ça fait rêver..; bonne nuit Muriel amitiés Yves


robic 19/10/2009 20:36


Et comme disait Brassens, nous n'aurons plus mal aux dents! Dis-moi, j'espère que tu ne réserves pas aux médecins qui soignent tes jambes le même sort que leurs ancètres! mdr!bises


saintsaire 19/10/2009 19:06


C'était risqué d'être le médecin de ces gens-là ! Un jour nous n'aurons plus besoin de médecins... nous serons ensemble avec le divin médecin pour toujours !
Si je venais te voir le lundi 26 dans l'après-midi ?
Je te souhaite une bonne soirée chère Muriel.
Gros bisous


Colombe777 19/10/2009 09:47


courage je prie pour toi...bonne journée...Colombe777