Blériot traverse la Manche en avion

Publié le par muriel

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En début d'année, Louis Blériot a dépensé toute sa fortune, y compris la dot de sa femme, lorsque le quotidien britannique le Daily Mail proposse une prime de 25 000 francs au premier audacieux qui traversera la Manche par voie aérienne. Blériot n'a qu'un seul concurrent sérieux : son compatriote Hubert Latham, détenteur de nombreux trophées, qui, s'il a échoué deux fois dans sa tentative de traversée de la Manche, reste quand même le favori.

Le matin du 25 uillet, peu avant cinq heures, Blériot décolle d'une plaine des Baraques, près de Calais, à bord de son monoplan le Blériot XI. La veille, son ami le journaliste Charles Fontaine lui fait parvenir une carte postale représentant la région de Douvres, sur la côte britannique, où il a indiqué d'une coix un terrain idéal pour l'attérissage du Blériot XI : "Il me semble ne pas aller vite confie Blériot au journal Le Matin. Cela tient je crois, à l'uniformité de la Mer. Au dessus- de la terre, les maisons, les bois, les routes aparaissent et disparaissent comme dans un rêve. Au-dessus de l'eau, la vague, la même vague, se présente toujours à la vue. Trois bateaux paraissent se diriger vers un port. Des marins, des matelots m'envoient des hourras enthousiastes.

Blériot parvient à Douvres 37 minutes après son décollage 33 selon lui. Il a couvert 38 kilomètres de mer à la vitessse de 75 kms-heures. Près du chateau de Douvres, Charles Fontaine l'attend, agitant le drapeau français dans lequel il l'enveloppe dès sa sortie de l'avion. Il lui apprend qu'Hubert Latham ne s'est pas réveillé assez tôt pour prendre la départ et qu'il est resté à Sangatte. Cett dernière ville sera baptiséee Sangatte Blériot Plage.

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Ournac-Martinat Geneviève 25/11/2014 23:48

Je viens de lire votre article sur Blériot. Il se trouve que dans ma famille nous avons connaissance d'un renseignement majeur en rapport avec Louis Blériot. En effet, Monsieur Martinat, Alfred de
son prénom, mon grand père Paternel, était aviateur et aurait eut comme co-équipier le fameux Blériot. Monsieur Martinat était un homme riche et a effectué le premier vol courrier, Toulouse-Paris
puis Toulouse-Dakar. Ces renseignements circulent dans notre famille de bouche à oreille et sont peut-être quelque peu erronées ; toujours est-il que je n'ai jamais eut la preuve écrite de cette
amitié avec ce fameux Blériot. Si vous pouviez avoir plus de renseignements au sujet de Monsieur Martinat ce serait plus clair dans ma tête. Merci à vous.
D'autre part, ma maman nous chante depuis toujours 'le joyeux biniou'. Merci pour le deuxième couplet qu'elle avait oublié. Bien amicalement. Geneviève

Jean 08/02/2010 17:31


Un homme qui osait !!!
Sincèrement
jean