Lundi 8 février 2010
1
08
/02
/Fév
/2010
00:00

En début d'année, Louis Blériot a dépensé toute sa fortune, y compris la dot de sa femme, lorsque le quotidien britannique le Daily Mail
proposse une prime de 25 000 francs au premier audacieux qui traversera la Manche par voie aérienne. Blériot n'a qu'un seul concurrent sérieux : son compatriote Hubert Latham, détenteur de nombreux
trophées, qui, s'il a échoué deux fois dans sa tentative de traversée de la Manche, reste quand même le favori.
Le matin du 25 uillet, peu avant cinq heures, Blériot décolle d'une plaine des Baraques, près de Calais, à bord de son monoplan le Blériot XI. La veille, son ami le journaliste Charles Fontaine lui
fait parvenir une carte postale représentant la région de Douvres, sur la côte britannique, où il a indiqué d'une coix un terrain idéal pour l'attérissage du Blériot XI : "Il me semble ne pas aller
vite confie Blériot au journal Le Matin. Cela tient je crois, à l'uniformité de la Mer. Au dessus- de la terre, les maisons, les bois, les routes aparaissent et disparaissent comme dans un rêve.
Au-dessus de l'eau, la vague, la même vague, se présente toujours à la vue. Trois bateaux paraissent se diriger vers un port. Des marins, des matelots m'envoient des hourras enthousiastes.
Blériot parvient à Douvres 37 minutes après son décollage 33 selon lui. Il a couvert 38 kilomètres de mer à la vitessse de 75 kms-heures. Près du chateau de Douvres, Charles Fontaine l'attend,
agitant le drapeau français dans lequel il l'enveloppe dès sa sortie de l'avion. Il lui apprend qu'Hubert Latham ne s'est pas réveillé assez tôt pour prendre la départ et qu'il est resté à
Sangatte. Cett dernière ville sera baptiséee Sangatte Blériot Plage.
Par muriel
1