La numérotation des psaumes

Publié le par muriel




Qui ne s'est pas affronté au problème de la numérotation des psaumes? A temps du latin, il suffisait de citer le Miserere, tout le monde savait de quel psaume il s'agissait; mais aujourd'hui, dirons-nous le psaume 50 ou le psaume 51 ? Et pourtant, il s'agit bien du même !
Dans la traduction liturgique, il commence par Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricarde, efface mon péché. Et, heureusement, dans la majorité des livres actuels, il sera, comme tous les autres psaumes, transcrit avac sa double numérotation (50/51/). Mais d'où vient donc cette complication ?
Tout simplement de l'histoire de la traduction du livre des Psaumes. On sait que la Bible hébraïque a été traduite en grec à Alexandrie, en Egypte, à partir de 250 avant J.C., en un temps où les Juifs, dispersés loin de la terre d'Israël et insérés dans le monde grec, perdaient l'usage de l'hébreu. La légende raconte que la Bible toute entière fut traduire par soixante douze sages venus tout exprès de Jérusalem, en soixante douze jours (d'où son nom de Septente); mais tout le monde sait que la réalité fut moins simple et que la traduction demanda de longues années.
Lorsque vint le tour des psaumes, les traducteurs ont parfois modifié le découpage proposé par le texte hébreu : ainsi, par deux fois, ils ont scindé en deux psaumes différents ce qui ne constituait qu'un seul psaume en hébreu, et, à l'inverse, par deux fois également, ils ont unis en un seul ce qui constituait deux psaumes en hébreu. Le résultat est un léger décalage : le plus généralement, le chiffre de la liturgie (venu du psautier grec) est inférieur d'une unité au chiffre de nos Bibles (inspirées du texte hébreu).

Commenter cet article