Jumièges (1)

Publié le par muriel

On ne saurait trop conseiller au visiteur de découvrir Jumièges des hauteurs de la rive gauche de la Seine : la vision des ruines de l'église Notre-Dame se détachant sur un fond de forêts est saisissante et inoubliable. De la petite route descendant de la forêt de Brotonne sur Heurteauville, il traversera en bac le fleuve à Port Jumiège où l'abbaye avait autrefois ses chais.
L'histoire de l'abbaye de Jumièges remonte à l'époque mérovingienne, où sa fondation s'inscrit dans la continuité des grandes implantations religieuses qui ont contribué, depuis la chute de l'Empire romain d'Occident au Vème siècle, à l'évangilisation de nos contrées. Sous l'impulsion de saint Ouen, évêque de Rouen, Philibert fonde Jumièges en 654.
Cest une histoire riche qui commence pour plus de mille ans, les périodes de rayonnement considérables et de prospérité alternant avec les périodes de difficultés et d'abandon.
Saint Philibert a voulu son abbaye fortement orientée vers la charité aux pauvres. Elle le sera jusqu'au bout, ne déméritant pas des surnoms de "Jumièges l'Aumonier" ou "Jumièges l'Hospitalier" qu'elle ne tarde pas à acquérir.
La règle tout d'abord adoptée par Philibert allie celle de saint Colomban, d'une très grande dureté, à celle de saint Benoît.
Dès la fin du VIIème siècle, seule cette dernière, plus douce régit la vie des moines.
Comme il est de tradition dans les très anciens monastères, plusieurs sanctuaires sont construits.
Une des particularités de Jumièges est d'être jusqu'au bout restée fidèle à cette multiplicité.
Il ne nous reste à admirer aujourd'hui que les ruines de l'église dédiée à Notre Dame et de celle dédiée à saint Pierre.
Mais Plilibert avait fait bâtir une troisième église, dédiée à saint Denis et saint Germain, un oratoire à Saint Martin, une chapelle Saint-Clément et sans doute une église Saint-Sauveur.


Saint-Ouen

Ce chancelier du roi Dagobert, une fois devenu évêque de Rouen en 641, entreprend très vigoureusement de faire reculer le paganisme dans son diocèse. C'est ainsi qu'il y encourage sans désemparer de neombreuses fondations monastiques : Fontenelle en 649, Jumièges en 654, Fécamp vers 660, Pavilly vers 662 et Montvilliers vers 684.
Le succès de son entreprise est en grande partie dû à deux hommes à la personnalité exceptionnelle, Wandrille et Philibert, deux nobles qu'il a connu à la cour et qui depuis ont pris l'habit.
Le premier a fondé Fontenelle qui porte aujourd'hui son nom et l'on doit au second, outre Jumièges, les deux monastères de femmes de Pavilly et Montivillierrs.
Après avoir négocié avec Cologne la paix entre la Neustrie et l'Austrasie, Saint Ouen meurt en 684 sur le chemin du retour. Son corps est ramené à Rouen et déposé dès 688 sous la basilique de la ville, derrière le maître-autel. Proclamé saint par les Rouennais, il est fêté le 14 août.

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mamie lucette 26/07/2009 12:01

Un joli documentaire sur les restes de l'abbaye de Jumièges. Je suis souvent passé par là car j'ai habité 20 ans à Fécamp. Bon dimanche et bons baisers

Colombe777 26/07/2009 11:35

te souhaitant un dimanche richement béni muriel..merci de ton passage sur mon blog.Colombe777

ANTO 25/07/2009 20:24

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